Nina Yargekov est née en France de parents hongrois. Sociologue de formation, elle est traductrice-interprète[3].
Elle publie son premier livre en 2009, Tuer Catherine (éditions P.O.L), roman proche de l'autofiction, remarqué par la critique[4],[5] et qui conduit certains commentateurs à la comparer à de jeunes auteurs remarqués comme Chloé Delaume ou Max Monnehay[6]. Chloé Delaume elle-même mentionne avoir suivi Nina Yargekov avant la publication de son premier roman : « une voix tellement singulière. Son manuscrit, je l'ai suivi tout au long de ses différentes versions, et je suis très heureuse que finalement il soit publié l'hiver prochain chez POL[7]. » En 2011, elle publie Vous serez mes témoins (éditions P.O.L), roman sur « l'imposture au deuil »[8],[9],[10],[11].
Son roman Double Nationalité – récit d'une femme amnésique qui se retrouve dans un aéroport avec deux passeports, deux cultures, deux langues – reçoit le prix de Flore le 8 novembre 2016[3].

À l'issue d'une formation artistique à l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art puis à l'Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Hélène Gaudy présente un projet de diplôme atypique : son premier roman, Vues sur la mer, qui sera par la suite publié aux Impressions nouvelles et figurera dans la deuxième sélection du prix Médicis 2006[2].

Elle rejoint le collectif Inculte et le comité de rédaction de la revue du même nom[3]. Le collectif Inculte nait en 2004, autour d’un noyau d’écrivains, d’éditeurs et de philosophes constitué de Bruce Bégout, Arno Bertina, Claro, Mathias Énard, Maylis de Kerangal, Mathieu Larnaudie, Oliver Rohe... Hélène Gaudy y publie en 2016 son récit Une île, une forteresse.

Son activité d'auteure se partage entre projets éditoriaux personnels, collaborations avec des artistes, illustrateurs ou photographes, et aventures collectives. Elle publie également des ouvrages pour la jeunesse (albums illustrés et romans)

En 2015-2016, elle est en résidence d'écriture près du lac de Grand-Lieu, à l'Esprit du lieu, association de loi 1901 qui "met en œuvre des projets artistiques et culturels en lien avec les communes et les partenaires locaux autour du lac de Grand-Lieu, entre agglomération nantaise et Pays de Retz. Ces projets prennent la forme de résidences d’auteurs et d’artistes, d’actions et de rencontres culturelles, qui se concrétisent par des livres, des expositions, des projections de films, des ateliers de création et des temps d’échanges avec les habitants."[4]

Hélène Gaudy y passe une semaine à chaque saison, entre écriture et animation d'ateliers. Suite à cette résidence, un livre est à paraître aux éditions Joca Seria[5].

Durant deux saisons (2016-2018), Hélène Gaudy est auteure associée au Grand R, scène nationale à La Roche-sur-Yon. Elle participe avec l'équipe de la Maison Gueffier, le pôle littérature du Grand R, à la mise en place d'une programmation faite d'ateliers, de rencontres avec des auteurs et du commissariat d'une exposition mêlant littérature et art contemporain.

Les ateliers et interventions auprès de publics divers autour de l'écriture et de l'image continuent d'enrichir son travail de création.

Hélène Gaudy a animé des ateliers d'écriture auprès de différents publics : patients du CATTP de Bobigny, de publics migrants, d'élèves d'écoles élémentaires, collèges et lycées[6], de pensionnaires de maisons de retraite... ainsi que des ateliers photo / texte avec la Maison Doisneau et des interventions dans des stages de formation des enseignants sur le rapport texte/image.

Au côté Zoé Balthus, Frédéric Fiolof, Anthony Poiraudeau, Romain Verger et Hugues Leroy, Hélène Gaudy est membre du comité de rédaction de la revue La moitié du fourbi créée en 2015 et qui publie deux fois par an des textes inédits, entre essai et fiction, "littérature et appels d'air".

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